Concours d’écriture : reportage

Sans titre

L’académie de Nantes organise pour l’année scolaire 2014-2015, en collaboration avec le  Centre Culturel Franco-Allemand de Nantes, un concours d’écriture de nouvelles, à l’attention des classes de quatrième et troisième.

Le CCFA est allé à la rencontre d’une des classes participante. C’était au collège Rutigliano de Nantes, le 6 février.

Ils sont neuf élèves, composant la classe d’allemand de Troisième LV1 allemand européenne de Mme Agnès Haas. C’est d’ailleurs elle qui a proposé à ses élèves de participer à l’aventure. Si la motivation est évidente des deux côtés, la professeur comme les écrivains en herbe n’avaient certainement pas mesuré l’étendue de la tâche à accomplir !

Cet automne, les élèves ont commencé par écrire leurs nouvelles en français. C’était une étape importante et indispensable pour pouvoir leur permettre de créer un travail plus riche en détails et d’exploiter véritablement leur imagination à son maximum, ce qui semblait compliqué à faire en écrivant directement en allemand. En sont ressorties des nouvelles de 3 à 4 pages qui ont été corrigées et améliorées avec leur professeur de français.

Est arrivé le moment de s’atteler à la traduction, ce qui constituait certainement la partie la plus longue. Il a fallu dès le début reformuler les expressions et phrases françaises pour simplifier le travail et gagner du temps ! Mais aussi, et tout traducteur aguerri le sait bien, toutes les formulations ne trouvent pas son équivalence exacte dans l’autre langue !

Tic, tac, le temps passe et nous voilà déjà au moins de février, trois semaine avant la date fixée pour rendre les nouvelles ! Le petit groupe de germaniste qui travaillait jusque là seulement sur leurs heures de classe européenne se sont finalement consacrés à leur tâche d’écriture et de traduction sur toutes leurs heures d’allemand. La tension est palpable mais Mme Haas fait en sorte que tout soit terminé à temps.

Pour elle, il est très important que les élèves soient indépendants dans cette tâche. Elle est là pour les aider en cas de difficultés de traduction, mais il est clair que c’est pour les élèves un travail personnel dans lequel ils doivent s’impliquer. Car dans ce concours, le processus est aussi important que le résultat !

Et sinon, qui sont ces jeunes écrivains franco-germanistes ? Sur quoi écrivent-ils ? Voici un petit aperçu qui vous donnera certainement envie de lire leurs nouvelles !

La classe était donc composée de trois groupes, formé chacun de trois personnes. Le style des nouvelles est très différent pour chacun, mais tous commence de la même manière, puisque l’incipit a été écrit par Christopher Ecker :

« Une porte en bois avec un bouton de porcelaine et il y avait à nouveau une clé … »

A chacun d’imaginer ce qui se cache derrière cette porte !

Il y a d’abord le groupe de Nolwenn, Clémence et Lise. Leur imagination les a amenées dans une nouvelle à la fois fantastique et sociale dans laquelle les protagonistes se retrouvent coincés dans un univers où les pauvres et les riches vivent dans deux mondes parallèles.

Maureen, Marouan et Mehdi ont quant à eux choisi un thème plus policier : leurs personnages se retrouvent à enquêter sur une affaire vieille de près de vingt ans. Le suspens est au rendez-vous …

Enfin, Ianis, Margaux et Amar nous baladent au cours des mots dans une enfilade de pièces que l’on pense infinie pour nous surprendre dans les dernières lignes avec un coup de maître en se mettant eux-mêmes en scène.

On ne vous en dira pas plus, les gagnants du concours d’écriture se trouvent peut-être parmi eux ! En tous cas, tous font preuve d’une imagination débordante!

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