Coup de cœur : Schlafkrankheit

Alice est chargée de communication au CCFA, et le film qui a retenu son attention est une avant-première, Schlafkrankheit/ La maladie du sommeil, d’Ulrich Köhler.

SKHSchlafkrankheit. Un titre à la fois clair – une maladie sérieuse existant toujours en Afrique, et énigmatique – où sont donc les malades ? C’est une maladie qui devient au long du film métaphorique, comme si elle touchait non pas les rares patients de l’hôpital de fortune au cœur de la forêt mais les occidentaux présents sur place, qui ont une attitude des plus léthargiques face aux problèmes du pays.

L’expatrié occidental, ici aisé et prétentieux, cherche surtout à profiter au maximum de son statut et à s’en mettre plein les poches. Cette attitude révolte Ebbo, dont le désarroi est superbement transmis au spectateur. Son rejet  et sa lassitude mettent davantage en lumière les clichés et préjugés, parfois pourtant bien enfouis, des occidentaux sur l’Afrique actuelle et les Africains. Le réalisateur Ulrich Köhler va même plus loin, avec la mise en scène d’un médecin de l’OMS dépêché au Cameroun non pas pour ses compétences ou sa maîtrise – inexistante, soyons francs – du sujet, mais pour sa couleur de peau.

Ulrich Köhler filme plus qu’une simple histoire; c’est le portrait d’un lieu, d’une ambiance et de personnages, autant d’éléments qu’il distille savamment dans la chaleur moite du Cameroun.

Une avant-première à ne pas manquer dimanche.

Alice

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