Rencontre avec Antje Buchholz et Volker Heymann

Antje Buchholz, chargée de projet d’AG Kurzfilm et Volker Heymann, le réalisateur du court-métrage Symphonie des Abrutis / Sinfonie der Dumpfbacken nous parlent de la sélection de courts-métrages présentée au Katorza :

Antje, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette sélection ?
A.B : C’est un programme Franco-Allemand, qui résulte d’une coproduction entre AG Kurzfilm, l’agence de courts-métrages de Clermont-Ferrand, l’agence de courts-métrages d’Hambourg et les Instituts Goethe.

A Clermont-Ferrand, plus de 400 films sont soumis chaque année, et c’est Christian Denier qui choisit pour nous entre 50 et 60 courts-métrages. Le plus important dans notre sélection est de représenter la diversité des courts-métrages allemands (animations, documentaires, fictions) pour que ce programme aille dans les festivals et serve aussi pour les cours d’allemand.

A propos des films eux-mêmes : pour Les Mouches (Les Oiseaux II) / Die Fliegen(The Birds II) de Susann Maria Hempel, la réalisatrice a reproduit la maison de ses parents en miniature. Elle est allée à l’Institut Zoologique d’Iéna avec une caméra à grande vitesse. Elle ne savait donc pas du tout ce qu’elle filmait, et ne pouvait qu’espérer qu’elle avait quelque chose de bien. La musique a été réalisée par Oscar Sala, qui a aussi réalisé les musiques des films d’Hitchcock. David Buob, le réalisateur de La Maison / Das Haus a son siège à Dresde et aime réaliser des thèmes qui lui sont proches. Dans son court-métrage il raconte sa propre histoire : sa mère et sa grand-mère avaient une relation compliquée. Armadingen a été réalisé par trois étudiants. Ils ont eu beaucoup de succès et maintenant le film passe dans le monde entier. Ils ont été subventionnés et travaillent beaucoup pour la télé maintenant.

Est-ce que vous avez une relation particulière avec les teckels ?
V.H. : Je fais partie d’un groupe de comédiens et on a reçu un texte avec beaucoup de voyelles typiquement allemandes qui se répétaient. C’est de là qu’est venue l’idée du film. C’est mon premier film et j’avais envie de parler de quelque chose qui me plaît beaucoup : les jeux de mots.


On dit souvent que les courts-métrages permettent de se lancer, est-ce le début d’une carrière ?
V.H : En fait, j’avais déjà un scénario pour un long-métrage, mais ma productrice m’a demandé de commencer plutôt par un court. Ça m’a bien plu, donc je vais continuer.


Quel budget avez-vous vous eu pour ce huis-clos ?
V.H : J’ai reçu une subvention de la ville d’une valeur de 2.000€, mais en fait ça a surtout servi pour la restauration. Les acteurs n’ont pas été payés.


Est-ce que le film est passé dans les salles en Allemagne ?
V.H. :Oui, il va passer avant les longs-métrages au cinéma car il est distribué par l’agence de courts-métrages de Hambourg, mais c’est aux cinémas de l’acheter. C’est à eux de prendre cette décision.

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