Rencontre avec Jan Schomburg

Jan-SchomburgJan Schomburg est venu présenter son film Über uns das All en avant-première mercredi soir au Katorza, pour la soirée d’Ouverture du festival Univerciné Allemand.

« Un film impressionnant et très profond ». Ce sont là les mots de Bernd-Günther Nahm, directeur du bureau du cinéma à Kiel, présent également hier soir. Über uns das All/L’amour et rien d’autre traite de la disparition avec brio, soulevant des questions troublantes sur les mécanismes du deuil. Lors de la Berlinale 2011, il a été primé Meilleur film européen par Europa Cinemas.

Le réalisateur Jan Schomburg s’est prêté au jeu du question-réponse avec le public. En voici un extrait :

Pourquoi Marseille. Cette ville correspond-elle à une utopie du beau ?

Les lieux où l’on tourne, il faut avoir envie d’y aller (rires). L’éloignement permettait aussi la question du voyage en voiture, de Cologne à Marseille, avec l’idée de se suicider tout du long. Et puis il s’agit d’un « bout de l’Europe », le point de départ vers d’autres continents.

L’actrice Sandra Hüller, remarquable, telle une Björk blonde, est-elle connue en Allemagne ?

Elle a déjà tourné avec Hans Christian Schmidt, et beaucoup joué au théâtre, où elle est très connue. Elle incarne surtout des rôles sérieux. Dans le film, au contraire, elle est volage et sexy. Mais cela lui fera plaisir, cette comparaison avec Björk.

L’optimisme du film est-il une volonté de départ ?

Je ne pensais pas que le film ferait autant rire. Certaines réactions des spectateurs m’ont surprises. Mais je ne peux pas nier que certaines scènes ont été construites pour faire rire. Mon idée était de mettre du léger dans le grave, comme sait le faire Agnès Jaoui.

Quelle était l’idée derrière les nombreuses références à la psychologie ?

J’ai remarqué que Freud imprègne beaucoup nos pensées. Les mécanismes de refoulement sont toutefois perçus trop négativement. Il existe beaucoup de possibilités pour construire sa vie. Je trouvais intéressant de montrer ce que le refoulement et la projection après un traumatisme pouvaient avoir de positifs.

Propos recueillis par Côme Tessier.

Partager l'article