Rencontre avec Oliver Haffner

Notre rencontre avec Oliver Haffner

Mein Leben im Off / L’Univers n’oublie rien était projeté hier – pour la première fois en France – en présence de son réalisateur, Oliver Haffner. C’est un des 5 films en compétition pour le Prix Univerciné et le Prix du Public. Le jeune réalisateur signe avec Mein Leben Im Off son film de fin d’études, que les étudiants du Master 2 MCCI (Master 2 Médiation et Communication Internationale) de l’Université de Nantes avaient traduit ces dernières semaines, pour pouvoir le présenter sous-titré lors de notre festival. Extraits de l’échange avec le public hier soir :

Attention, petit spot de prévention : que ceux qui ont raté le film & qui souhaitent se rattraper mardi pour l’ultime projection de Mein Leben im Off se privent de la dernière question !

Comment vous est venue l’idée de ce film ? Est-ce que vous avez été inspiré par une muse ?

O.H : Il y a bien quelques détails biographiques, mais ce n’est malheureusement pas la partie romance ! Quand j’étais étudiant, j’ai fait ce genre de petits boulots comme plier des enveloppes dans une petite pièce toute la journée, ce style de tâches ingrates. Cela, c’est biographique. La romance, c’est la partie fictive …

Comment les acteurs ont-ils envisagé ce film ?

O.H : Quand le personnage de Frank a lu le scénario, il a tout de suite été emballé. Et puis il y a eu beaucoup de collaboration et d’entente au sein de l’équipe pendant le tournage. Les scènes n’ont pas été tournées juste à partir d’un story-board figé. Elles ont toutes été travaillées et retravaillées au fur et à mesure des nombreuses prises pour atteindre le degré de perfectionnement que l’on souhaitait.

Combien de temps avez-vous mis pour tourner le film ?

O.H : L’écriture du scénario a duré un an et demi et le tournage seulement 24 jours. Cette courte période de tournage est en partie due à un budget assez serré.

Pourquoi avoir choisi de faire mourir Kathrin ?

O.H : Ce n’est jamais vraiment prévu dans l’existence une fin triste, tragique. Néanmoins, on ne sait jamais ce qui arrive dans la vie. Un drame peut surgir n’importe quand. Je voulais montrer ça. Mais la mort dans le film n’est pas la fin. Je voulais que le spectateur ait des sentiments partagés, qu’il n’y ait pas que de la tristesse, mais aussi de la mélancolie et de l’espoir.

Et il y a aussi eu de la gratitude puisque le réalisateur, après avoir longuement remercié le public de sa présence et de son accueil chaleureux, a ensuite confié qu’il trouvait le titre traduit par les étudiants du Master 2 MCCI « really better than the original title ».

Enfin, il y eu de la jalousie de la part de Jan Rhein qui doit remettre les coffrets de l’Intégrale de J.Demy (offerts par la ville de Nantes) à ses invités sans trop montrer qu’il n’a qu’une envie : qu’un de ses invités oublie son merveilleux cadeau sur le tarmac nantais. Une soirée avec une belle palette de sentiments …

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