Florian Illies 1913. Der Sommer des Jahrhunderts

Florian Illies

1913. Der Sommer des Jahrhunderts

Fischer – 317 pages (2012)

Que se passe-t-il en Europe à la veille de la Première Guerre mondiale ? Florian Illies, l’écrivain et historien de l’art allemand  nous plonge dans les derniers instants de la Belle Époque, ultime moment d’insouciance avant le bouleversement du monde.

À travers une succession de scènes vivantes et souvent surprenantes, l’auteur fait revivre les grandes figures de la culture européenne : Franz Kafka, Sigmund Freud, Marcel Proust, Pablo Picasso, Gustav Klimt, Rainer Maria Rilke et bien d’autres. Mois après mois, il reconstitue le foisonnement artistique, intellectuel et mondain d’une époque où les innovations se multiplient et où les avant-gardes transforment durablement la littérature, la peinture, la musique et la pensée.

Ni roman ni essai historique traditionnel, ce livre se lit comme une chronique captivante, mêlant anecdotes, portraits et événements marquants. Florian Illies révèle les croisements inattendus entre ces personnalités d’exception et fait ressentir toute l’effervescence d’une Europe qui ignore encore l’imminence de la catastrophe.

 

 

Die Strasse  – Robert Seethaler

Die Strasse  – Robert Seethaler

Claasen Verlag – 240 pages

Dans ce livre,  Robert Seethaler dresse le portrait sensible d’une rue ordinaire et des personnes qui y vivent. Loin du centre-ville, cette rue est le théâtre de nombreux destins qui se croisent : un jeune garçon en quête d’aventure, une fleuriste amoureuse sans retour, une directrice de maison de retraite marquée par la solitude, ou encore un prêtre en perte de repères.

Au fil d’une année, l’auteur tisse un véritable mosaïque d’histoires humaines, faites d’espoirs, de rêves, de secrets, de peines et d’amour et montre que les événements les plus simples du quotidien révèlent la richesse et la fragilité de l’existence.

Ce roman est une réflexion sur la vie en communauté, sur le passage du temps et sur les liens invisibles qui unissent les êtres humains. La traduction française vient de sortir en librairie.

Das späte Leben – Bernhard Schlink

Bernhard Schlink – Das späte Leben

Diogenes Verlag – 2023

240 pages

 

Dans son dernier roman, Bernhard Schlink raconte l’histoire de Martin, 76 ans, qui apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Face à cette annonce, il cherche à préparer l’avenir de sa jeune épouse et de son fils de six ans, tout en réfléchissant à ce qu’il souhaite leur transmettre.

Avec sensibilité et sobriété, l’auteur explore les thèmes de la fin de vie, de l’amour, de la transmission et du sens de l’existence. Un roman qui invite à réfléchir à ce qui compte vraiment dans une vie.

 

Riort Girl – Susanne Kaiser

Susanne Kaiser – Riot Girl

Rowohlt Verlag – 416 pages

Dans ce polar contemporain, l’enquêtrice Obalski infiltre un mouvement de jeunes femmes militantes dont les actions secouent l’Allemagne. Alors que l’enquête progresse et qu’un corps est retrouvé à Munich, elle se retrouve confrontée à des questions complexes autour de la violence, de la justice et des rapports de pouvoir.

À la fois thriller haletant et roman engagé, Riot Girl aborde des thèmes actuels tels que le sexisme et les violences faites aux femmes, tout en offrant une intrigue riche en suspense.

 

ë – Jehona Kicaj

ë  – Jehona Kicaj 

169 pages, Wallstein Verlag, 2025

Le roman « ë » évoque la guerre du Kosovo et rappelle les souffrances des familles qui ont perdu leur patrie, dont les proches assassinés ont été enterrés anonymement et qui, aujourd’hui encore, sont portés disparus ou n’ont pas été identifiés. Jehona Kicaj met littéralement des mots sur un passé qui ne peut s’effacer, car il est littéralement ancré dans chaque fibre de son corps. La narratrice, enfant de parents kosovars réfugiés en Allemagne, grandit loin de la guerre mais en ressent les effets dans son corps et dans sa relation au langage. Le conflit, vécu à distance, reste pourtant omniprésent dans la sphère familiale et intime.

ë fait référence à une lettre de l’alphabet albanais, souvent muette mais essentielle, qui symbolise ce qui ne se dit pas tout en laissant une trace profonde.

Un premier roman poignant, à la fois sobre et éloquent, qui évoque la perte de la patrie due à la guerre, la douleur et la perte de la langue. Ecriture poétique, fragmentaire et très sensorielle.

(d’après wallstein-verlag.de)

 

Das Narrenschiff Christophe Hein

Das Narrenschiff
Christophe Hein
750 pages Suhrkamp

Un coup de cœur et un don de Anne-Marie Hill

Dans son brillant roman social, Christoph Hein met en scène des femmes et des hommes qui jouent des rôles très divers lors de la fondation de la RDA. Il les suit à travers les bouleversements d’une société en construction, persuadée de représenter une Allemagne meilleure, mais qui enchaîne les désillusions et les échecs.
Communistes convaincus, anciens nazis autrefois pleins d’enthousiasme, fonctionnaires empêtrés dans des intrigues, intellectuels cherchant à préserver leur héritage bourgeois au sein du socialisme réel, vendeurs de chaussures, serveurs, ouvriers, concierges, et même un haut responsable de la Stasi finissent tous par reconnaître, chacun à sa manière, qu’ils font partie d’un équipage embarqué malgré lui à bord d’un navire collectif qu’ils perçoivent de plus en plus comme un vaisseau de fous, lancé vers des récifs historiques toujours plus menaçants.
(d’après le site de la maison d’édition Suhrkamp)

Bergland- Jarka Kubsova

Bergland- Jarka Kubsova

2021 Goldmann – 287 pages

Bergland raconte l’histoire d’une famille dans une ferme d’altitude située dans le Tyrol du Sud.
Dans les années 1940, après la mort de son père, Rosa exploite seule la ferme familiale dans des conditions très difficiles. De nos jours, Johannes, son petit-fils, et sa femme Franziska travaillent dur pour survivre ; ils ont dû ouvrir des gîtes ruraux. Entre les deux, Sepp, le fils de Rosa, avait lui aussi lutté pour maintenir la ferme en vie.
Les personnages, tous dotés d’une forte personnalité, sont attachants  et les belles descriptions des paysages alpins très vivantes. Le roman montre, au-delà des clichés, la vie des agriculteurs et l’aliénation qui peut être la leur.

Un roman assez facile à lire en allemand et très plaisant.

6 nouveaux titres en lecture facile

6 nouveaux titres en lecture facile : Hueber, la Maison des langues, Cornelson nous ont offert ces livres à l’occasion du Deutschlehrertag du 1- janvier 2026)

  • Brigitte Filli : Boah, da kann ich doch nichts für! (Verlag an der Ruhr)   B1/B2
  • Urs Luger – Haus Gegen Urs (Hueber)  A2/B1
  • Roland Dietrich – Ein Schuss ins Leere, Fremde Räuber on Uri (Cornelsen)    A1/A2
  • Urs Luger – Zwei Hochzeiten, ein Ritter und viel Eis  (Hueber)   A2
  • Anna Schikel – Sabotage im Moor (Hueber)   B1
  • Einfach klassisch : Romeo und Julia nach Shakespeare

 

Kairos – Jenny Erpenbeck

Kairos – Jenny Erpenbeck

2021 – 384 Seiten – Pinguin

 « Dans un Berlin encore divisé, Hans, écrivain, et Katharina, une jeune étudiante, se rencontrent par hasard dans un bus. Les deux entament une liaison passionnée malgré leur différence d’âge. Jenny Erpenbeck signe une fresque intime et politique, mêlant passion amoureuse et chute du Mur de Berlin, où le destin des corps se mêle à celui de l’Histoire. »

Pierre Benetti : « Kairos laisse une empreinte : c’est un livre à la fois magistral et profondément émouvant. Sans recourir à la figure de l’enquêteur, l’autrice déroule son récit et les émotions que traversent ses personnages à travers l’ouverture progressive de cartons et de dossiers par le personnage féminin. L’usage d’une voix narrative externe, jamais à la première personne, crée une certaine distance avec les sentiments des personnages tout en les rendant palpables pour le lecteur. Le personnage féminin, particulièrement bien écrit, ne se réduit pas à une victime passive : elle fait preuve de liberté et de lucidité remarquables face aux événements qu’elle traverse.« 

Marie Sorbier : « Kairos est un livre dense et profond, qui prend le temps de déployer son sujet avec une grande élégance et précision. Dès le prologue, on comprend que les archives orales et écrites tiendront une place centrale dans le récit. Si le procédé narratif – faire émerger les souvenirs à travers des objets retrouvés dans une valise – peut sembler un peu classique, la force du livre réside dans sa manière de décrire la passion amoureuse et sa chute, en employant un vocabulaire rare. L’autrice nous invite à adopter tour à tour le point de vue de l’homme et de la femme, offrant une compréhension nuancée de leur histoire. »

(France Culture – Les midis de la culture)

Le roman a été traduit et publié en français en 2025.

 

Allemagnes – sous la direction de B. Goffin et B. Grésillon

« Allemagnes »

Ouvrage pluriel sous la direction de Benoît Goffin et Boris Grésillon, cartes et dessins d’Etienne Weber

Une traversée de l’Allemagne d’ouest en est : un voyage ambitieux qui permet de découvrir notre plus proche voisin et notre partenaire indispensable pour répondre aux défis du monde contemporain. Le livre permet une immersion intime dans les villes allemandes au plus près de leurs habitants, de leurs cultures, et dresse le portrait d’une Allemagne urbaine bien plus diverse et complexe qu’il n’y paraît, consciente à la fois de son rôle historique et des nouveaux défis qu’elle doit relever. Un « s » à Allemagne s’est imposé, tant l’Allemagne des villes est plurielle.

Avec 29 cartes et dessins inédits réalisées par Etienne Weber, étudiant en dernière année du Master illustration scientifique de l’école Estienne à Paris.

  • Exposition « Allemagnes » en partenariat avec la Géothèque et la MDE

à la Librairie la Géothèque et à la Maison de l’Europe

29 cartes et dessins inédits, illustrations du livre « Allemagnes »

  • Rencontre autour du livre

Mercredi 11 février à 18h30

Maison de l’Europe – salle Agora

Le CCFA, la Maison de l’Europe et la Géothèque vous invitent à une rencontre avec Benoît Goffin autour du livre « Allemagnes »  animée par Benoît Albert de la Géothèque.