Le mot de la semaine

Dans cette rubrique, l’équipe du CCFA vous présente des mots allemands plus ou moins intraduisibles, qui leur sont chers ou bien qui leur plaisent ! Vous avez peut-être découvert nos « Mots de la semaine » sur notre compte Instagram : maintenant vous pouvez tous les retrouver ici !

Bonne découverte !

 

Pour accueillir quelqu'un dans une équipe, il y à un mot précis en allemand, est-ce que vous le connaissez ? Dans ce qui suit, nous allons vous en dire plus...  En Allemagne, quand il y a des nouvelles personnes qui commencent à travailler, par exemple dans une entreprise, on leur offre souvent un "pot de bienvenue" (Einstand). Par contre, il ne s'agit pas toujours d'un apréritif salé avec de l'alcool comme en France, mais plutôt d'un petit-déjeuner avec café et gâteaux ! L'important, c'est de passer un bon moment avec ses collègues. Pour accueillir quelqu’un dans une équipe, il y à un mot précis en allemand, est-ce que vous le connaissez ? Dans ce qui suit, nous allons vous en dire plus… En Allemagne, quand il y a des nouvelles personnes qui commencent à travailler, par exemple dans une entreprise, on leur offre souvent un « pot de bienvenue » (Einstand). Par contre, il ne s’agit pas toujours d’un apréritif salé avec de l’alcool comme en France, mais plutôt d’un petit-déjeuner avec café et gâteaux ! L’important, c’est de passer un bon moment avec ses collègues.

 

Vous n’êtes pas un grand fan des vers et des insectes ? Ne vous inquiétez pas, ce ver est un contemporain particulièrement sympathique : le « Bücherwurm » (rat de bibliothèque). En réalité, il ne s’agit pas d’un véritable ver, mais d’une personne qui ne peut détacher ses yeux de son livre et dévore un roman après l’autre. Le terme trouve ses origines au milieu du 18e siècle, où il était utilisé pour décrire les personnes qui n’étaient pas d’accord avec l’évolution des médias et des mentalités de l’époque. Et vous ? Vous êtes un ver de livre ?

 

Si un.e Allemand.e dit qu’il/elle se sent « comme si on lui peignait le ventre », savez-vous ce qu’il/elle veut dire ? Non ? Dans ce cas, laissez notre collègue Schirin vous expliquer !

Lorsque quelqu’un vous fait des compliments, vous êtes comme tout le monde : vous vous sentez flatté.e ! Eh bien en allemand, on utilise le verbe « bauchpinseln » qui veut littéralement dire « peindre le ventre » ! Donc quand quelqu’un se sent flatté, il/elle se sent « gebauchpinselt » : il/elle se sent comme si on lui avait « peint le ventre ». Plutôt rigolo comme expression, non ? 

 

Pour notre rubrique du mot de la semaine aussi c’est la rentrée ! C’est pourquoi, pour ce premier mot au retour des vacances, notre nouvelle directrice Eske Ewen vous parle de la tradition allemande de la « Schultüte » ! Vous ne connaissez pas ? Eske vous explique !
En Allemagne comme en France, c’est la rentrée des classes. Et pour certains enfants, c’est aussi la première rentrée « chez les grands », ce qui, pour les petits Allemand.e.s (et les petits Autrichien.ne.s !), rime avec « Schultüte » ! La « Schultüte », c’est un grand cône de carton décoré, rempli de fournitures scolaires, de sucreries et de petits cadeaux, que les enfants reçoivent à leur première rentrée des classes. De quoi rendre les petits Français.es jaloux.ses !
Si vous voulez en apprendre un peu plus, vous pouvez également regarder l’épisode de Karambolage à ce sujet !

 

Lorsqu’elle vivait en Autriche, notre collègue Solenn Hamelin a découvert de bien drôles de machines : des ascenseurs perpétuels ! Mais ce qu’il l’a surtout amusée, c’est le nom allemand de ces ascenseurs un peu particuliers que l’on trouve encore un peu partout en Allemagne, en Autriche et à Prague. Elle vous explique : même si je dois avouer que ces ascenseurs toujours en mouvement me font un peu peur (quand est-ce que je suis censée monter ? Et descendre ?? Vais-je rater la marche et me faire horriblement mal ?? HILFE!), il est vrai que cette invention du XIXe siècle porte un nom plutôt imager : cet ensemble de cabines fixées à une courroie et qui tourne en permanence s’appelle un « Paternoster » car il rappelle les chapelets de prière que certain.e.s fidèles utilisent ! Plutôt bien trouvé, non ?
Si vous voulez en apprendre un peu plus, vous pouvez également regarder l’épisode de Karambolage à ce sujet !

 

Le beau temps, pourvu qu’il soit là au mois d’août, invite entre autres à la promenade. Récemment, notre directeur Martin Krechting vous expliquait son envie de « Sommerfrische », sa quête de nature et de fraîcheur l’été. Pour les passionné.e.s de vacances en ville, d’autres activités les attendent, avec des surprises que vous avez peut-être déjà aperçues…
En Allemagne, en arpentant les rues pour admirer les beaux immeubles, votre regard s’arrête parfois sur des pavés pas comme les autres, littéralement « des pavés qui vous font trébucher ». Non pas que la chaussée ne serait pas lisse, mais la couleur dorée de ces pavés et l’inscription qu’ils comportent interrogent : il s’agit des « Stolpersteine » de l’artiste allemand Gunter Demnig, un projet artistique en mémoire des personnes victimes des Nazis. En vous promenant, vous les trouverez incrustés dans le trottoir devant l’entrée de certains immeubles pour rappeler le souvenir des ancien.nes habitant.e.s persécuté.e.s pendant la période nazie, souvent des Juifs. Une manière de rappeler le souvenir de ces personnes dans l’espace public devant leur lieu de vie, souvent loin de l’endroit où ils ont trouvé la mort, et de faire ainsi entrer leur souvenir dans le quotidien des habitant.e.s des immeubles en question.
Pour en apprendre plus, l’émission « Karambolage » d’ARTE, que nous affectionnons tout particulièrement au CCFA, a consacré une émission aux « Stolpersteine » : cliquez ici pour la version allemande & ici pour la version française !

 

Cette semaine, les températures ont atteint des sommets. Beaucoup d’habitant.e.s des villes rêvent de se mettre au vert. À Nantes, la côte Atlantique toute proche offre beaucoup de possibilités de rafraîchissement. Notre directeur Martin Krechting qui apprécie la vie en ville avec son lot d’offres culturelles, d’échanges et de rencontres de personnes de tous horizons, est en même temps un grand amateur de la „Sommerfrische“, l’idée de quitter l’été la ville et ses îlots de chaleur en quête de fraîcheur et de nature.

 

Avez-vous déjà remarqué comme une balade en forêt peut être apaisante ? Eh bien figurez-vous que les Allemands ont un mot pour cela : la « Waldeinsamkeit ». Notre collègue Solenn vous en dit plus…

Si l’on traduit littéralement « Waldeinsamkeit », cela donne en français la « solitude de la forêt ». Et ce qui se sache derrière ce concept est tout au joli que le mot lui même : il s’agit de cette sensation de calme et de paix intérieure que l’on ressent lorsque l’on se promène seul en forêt. Cela donne envie d’aller se promener dans les bois, vous ne trouvez pas ?

 

Notre collègue Solenn vous déjà parlé du mot « Fernweh », qui désigne cette envie de partir voyager loin de chez soi. Aujourd’hui, notre collègue Alexia vient vous parler du mot « Wanderlust », qui désigne un besoin similaire… Mais de quoi s’agit-il ? Elle vous en dit plus…

La « Wanderlust » c’est littéralement « l’envie de randonner » ! Lorsque l’on souffre de « Wanderlust », on a envie de partir flâner en forêt, ou de faire une randonnée en montagne. Bref, une envie d’explorer, qui après tous ces confinements & renconfinements est tout à fait naturelle !

 

Vous connaissez sûrement le dicton français « le malheur des uns fait le bonheur des autres »… Mais saviez-vous que la langue allemande possède un mot pour désigner cela de manière concise ? Notre collègue Solenn vous raconte…

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres »… C’est exactement cela qui se cache derrière le mot allemand  « Schadenfreude » : la « joie des dégâts » désigne ce petit plaisir malsain que l’on prend à observer le malheur d’autrui ! Mais attention à ne pas trop vous réjouir aux dépens de vos voisins !

 

Saviez-vous que fêter son anniversaire en Allemagne se fait déjà la veille du jour même ? Notre collègue Sophie vous explique !

Fêter son anniversaire en Allemagne commence déjà la veille ! On appelle cela ‘reinfeiern’ : comme pour Noël ou pour le Nouvel An, la fête a lieu le soir avant l’anniversaire et on attend jusqu’à minuit pour féliciter la personne et lui offrir ses cadeaux ! 

 

 

Avec le beau temps et la chaleur qui arrivent, et les journées qui s’allongent, on a tou.te.s envie de profiter de nos soirées, après avoir été enfermé.e.s dans un bureau toute la journée ! Et il faut avouer que le mot allemand reflète bien cela : notre collègue Alexia vous en dit plus !

Avez vous déjà entendu nos amis d’Outre-Rhin parler de « Feierabend » ? Ce mot, composé de « Feier » = fête et de « Abend » = soir/soirée, désigne la fin de votre journée de travail et le temps libre dont vous pouvez profiter ensuite. Et en effet, quand il fait si beau dehors, prendre un verre en terrasse avec des ami.e.s après le travail a tout d’une fête !

 

 

Si vous êtes comme notre collègue Solenn et que vous avez tendance à consoler votre mal-être ou vos chagrins d’amour avec de la nourriture, alors vous arborer peut-être un « Kummerspeck » !
Mais de quoi peut-il bien s’agir ? Solenn vous en dit plus…

Le Kummerspeck ou le « gras du chagrin », comme l’appellent les Allemands, c’est tous ces kilos que l’on gagne après un chagrin d’amour ou une épreuve difficile, si, comme moi, vous avez tendance à noyer vos sentiments dans la nourriture…

 

Il existe dans le monde des unités de mesure un peu étranges, parfois… Par exemple, en Allemagne, certaines personnes sont hautes comme trois fromages. Mais qu’est-ce donc que cette unité de mesure bizarre ? Notre collègue Schirin vous explique…

En fait, c’est unité de mesure qui a un équivalent en français… Sauf que les Français mesurent en pommes ! Et oui : être « haut comme trois fromages » en allemand, c’est la même chose qu’être « haut comme trois pommes » en français ! Donc lorsque l’on dit qu’un enfant est un « Dreiskäsehoch », c’est qu’il est tout petit !

 

Chez vous aussi, les câbles et autres fils sont complètement emmêlés ? Chez vous aussi, derrière un appareil électronique ou derrière un meuble, se cache un enchevêtrement indescriptible de câbles ? Si seulement il existait un mot pour décrire cela !

Eh bien en allemand, c’est le cas ! Vous avez ici affaire à une « Kabelsalat »  : une « salade de câbles ». C’est comme cela que nos amis d’Outre-Rhin appellent un enchevêtrement de câbles et de fils électriques. Plutôt rigolo comme expression, vous ne trouvez pas ?

 

Mais qu’est-ce donc que « l’esprit du temps » dont nous parlent les Allemands ? Serait-ce un un esprit, un fantôme qui collectionne les montres ? Eh bien non ! Notre collègue Clémence LOHR, étudiante en L2 Parcours Europe Anglais/Allemand à l’Université de Nantes, vous explique…

Le « Zeitgeist » (ou litt. « l’esprit du temps »), c’est tout ce qui caractérise une époque bien précise : ses idées, son atmosphère, ses coutumes, etc. Un peu comme « l’air du temps » en français. Même nos voisins anglophones ont adopté ce joli mot allemand et son sens !

 

S’il y a bien une chose qui fait l’unanimité, c’est que le côté chocolaté d’un biscuit, c’est toujours le meilleur côté ! Mais qu’est ce que le chocolat peut bien avoir à faire avec le meilleur profil de quelqu’un ?  Notre collègue Alexia vous en dit plus…

Comme nous l’avons déjà dit, le côté au chocolat sur un biscuit est souvent vu comme le meilleur côté du biscuit. De la même façon, en allemand, lorsque quelqu’un se montre sous son meilleur jour, on dit qu’il se montre de son côté chocolaté : « sich von seiner Schokoladenseite zeigen ». À croquer comme expression, vous ne trouvez pas ?

 

Si vous avez déjà fait des courses outre-Rhin, vous avez peut-être déjà vu des sachets de « Studentenfutter » au rayon des fruits secs. Mais à quoi cela correspond-t-il ? Et pourquoi ce nom de « nourriture pour étudiants » ? Notre collègue Alexia vous explique…
La « Studentenfutter » ou « nourriture pour étudiants », c’est tout simplement un mélange de noix, amandes et raisins secs à grignoter. Le mot tient son origine des étudiants du XVIIe siècle qui aimaient manger des amandes et des raisins secs entre les cours ou pour étudier. Et aujourd’hui, la tradition perdure !

 

Si vous êtes déjà allés en Allemagne au printemps, peut-être avez-vous vu ces sortes de grands mats décorés de couronnes et de rubans. Mais qu’est-ce que cela peut-il bien être ?
Notre collègue Sophie vous en dit un peu plus…

Il s’agit d’un Maibaum (« arbre de mai ») ! La nuit du premier mai, les amoureux en profitent pour planter un petit bouleau décoré de papier crêpé devant la maison ou bien la fenêtre de la personne désirée, comme signe d’amour. Mais la tradition diffère un peu en Bavière; voilà ce qu’en dit notre partenaire l’OFAJ : « En Bavière, l’arbre de mai est une réalisation collective à partir d’un tronc de bouleau ou de sapin ». Il est « décoré aux couleurs bavaroises » et avec des « représentations de différents corps de métier ». Une jolie façon d’accueillir le printemps, vous ne trouvez pas ?
Si vous voulez en apprendre plus sur l’arbre de mai, rendez-vous à la page 43 de ce document préparé par notre partenaire ! 🌐➡️ofaj.org/media/lannee-en-fetes.pdf

 

Avez-vous déjà bu un café si léger qu’il ne s’agissait guère plus que d’une tasse d’eau marron? Un café si transparent qu’il vous laissait apercevoir les motifs peints au fond de la tasse ?
Alors vous avez peut-être bu un « Blümchenkaffee » ! Notre collègue Solenn vous en dit plus…

Si l’on vous a déjà servi un café très léger qui laissait transparaître les motifs peints au fond de votre tasse, vous avez alors peut-être eu affaire à un « Blümchenkaffee » : un café si léger que l’on voit les petites fleurs (les « Blümchen ») de la porcelaine à travers. Un jus de chaussette comme on dirait en France ! Beaucoup moins poétique que la version allemande, vous ne trouvez pas ?

 

Avez vous déjà entendu parler du « Fingerspitzengefühl » ? Ou bien vous demandez-vous peut-être ce que peut bien être ce « sentiment du bout des doigts » ? Dans ce cas, peut-être que notre collègue Schirin pourra vous éclairer à ce sujet…

Dans certaines situations, l’empathie et la prudence sont de mise. Dans ces cas-là, il faut faire preuve de ce que l’on appelle en allemand le « Fingerspitzengefühl » soit littéralement « le sentiment du bout des doigts », ou le tact, le doigté en français.
Comme son nom l’indique, il s’agit de se comporter avec précaution et de façon sensible avec un objet, une personne ou une situation, afin de ne pas faire quelque chose de faux ou de blessant. Et vu que le bout de nos doigts est la partie de notre corps avec laquelle nous pouvons sentir le plus de choses, le choix de ce nom semble tout à fait adapté ! 

 

Mais qu’est-ce donc que le « Fernweh », ce mal dont souffre notre collègue Solenn, avec tous ces confinements successifs ? Elle vous explique…
Avec la situation actuelle, pas facile de se déplacer. Nombreux.ses sont celles et ceux qui rêvent de partir loin, très loin; mais saviez-vous qu’il existe un mot allemand pour désigner cela ? Le « Fernweh » ! Le « Fernweh », c’est cette irrésistible envie de voyager, ce besoin de courir le monde. Alors, souffrez-vous vous aussi de ce mal ?

 

Mais qui est donc ce « Meister Lampe » ou « Maître Lampe » dont on entend parler en Allemagne à la période de Pâques ? Notre collègue Schirin vous en dit plus…

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Meister Lampe (litt. « Maître Lampe » en français) n’est pas un génie qui exauce les vœux, mais, plutôt un animal que nous connaissons tous bien : le lièvre ! Il a reçu ce surnom de « Meister Lampe » ou de « Lampe le Lièvre » en français, dans l’épopée « Reineke Fuchs » (« Le Renard ») de Goethe, dans laquelle tous les animaux ont des prénoms masculins.
En allemand, dans le jargon des chasseurs, le dessous blanc de la queue du lièvre s’appelle une « lampe ». Aujourd’hui encore, l’ancien nom allemand du lièvre est souvent utilisé dans de nombreux endroits, notamment à Pâques.

 

Aller dans un magasin et emporter ce dont on a besoin sans devoir payer ? Vous devez sans doute vous dire « dans tes rêves ! ». Sauf que cela existe, et que ça s’appelle un « Umsonstladen » ! Notre collègue Schirin vous en dit plus sur ce mot proposé cette semaine par Arne…

Le principe est simple : vous venez, vous jetez un oeil, et vous repartez avec quelque chose qui vous intéresse ! On y trouve des vêtements et des objets du quotidien qui ne sont plus tout à fait neufs mais encore en bon état, à qui l’on veut donner une deuxième vie. Tout le monde peu utiliser ce principe. Et comme son nom l’indique, dans un « Umsonstladen » (litt. un « magasin gratuit »), pas besoin d’argent : on peu échanger ce qui nous intéresse par un objet dont on veut se débarrasser. Une belle idée, non ? 

 

C’est bien connu que « la douceur du miel ne console pas de la piqûre de l’abeille ». Mais qu’en est-il quand la piqûre en question est alléchante ? 

Aujourd’hui, notre collègue Schirin vous présente une piqûre d’abeille qui fait envie ! En effet, c’est le nom que porte ce joli gâteau allemand, que l’on retrouve aussi Alsace et en Moselle sous le nom de « nid d’abeille ». Un nom avec un peu moins de piquant, si vous voulez mon avis ! 

 

Vous avez très envie de changer votre garde-robe mais vous n’avez plus de place dans vos placards ? Peut-être que vous pourriez participer à une « Kleidertauschparty », comme vous le conseille notre collègue Arne !

Vous vous demandez sûrement « une ‘Kleidertauschparty’, mais qu’est-ce donc ? » Il y a le mot « party » dedans, cela doit donc être amusant ! Et en effet : il s’agit d’un troc de vêtements, ou d’un vide-dressing si vous préférez ! L’occasion parfaite de vous refaire une garde-robe sans dépenser un centime et de donner une seconde vie aux vêtements que vous ne portez plus ! 

 

Mais qu’est ce donc qu’un « sauveteur d’aliments », dont nous parle notre collègue Arne ? Un nouveau type de super-héros ?  Pas exactement… 

Vous aussi, le coeur vous saigne lorsque vous pensez aux tonnes d’aliments produites chaque année mais non consommées ? Alors vous vous sentez comme ces « sauveteurs d’aliments », ces glaneur.euse.s qui se sont donnés pour mission de sauvez les aliments qui ne doivent pas finir à la poubelle, et de les partager gratuitement avec leurs semblables.
Il existe en Allemagne une initiative qui s’est formée autour de ce sujet : le site internet foodsharing.de

 

Notre collègue Schirin vous explique ce qu’un petit félin domestique et un vélo ont en commun… 
On dit que les chats ont une excellente vision dans l’obscurité grâce à leurs grands yeux brillants. d’une façon un peut détournée, le mot « oeil de chat » se retrouve aussi dans le monde du vélo. Il s’agit des réflecteurs qui sont fixés sur le vélo à différents endroits et qui permettent aux cyclistes d’être en sécurité sur les routes dans l’obscurité, car les voitures peuvent bien les voir. Ainsi, non seulement la forme et la couleur de ces réflecteurs nous rappellent les yeux du chat, mais eux aussi permettent de voir (et d’être vus !) dans la nuit !

 

Notre directeur, Martin Krechting, nous propose cette semaine d’entamer un « Autofasten ». Mais qu’est-ce donc ?

Après la fin du carnaval qui n’a de toute façon pas pu avoir lieu cette année en raison de la crise, la tradition (chrétienne) prône la modération pour les jours qui nous séparent de Pâques. En allemand, cette période prend le nom de « Fastenzeit » du verbe « fasten » (= jeûner). Mais cela fait longtemps que la démesure ne concerne plus que la gourmandise ou la trop forte consommation d’alcool ou de cigarettes : bien d’autres enjeux émergent aujourd’hui lorsque l’on parle de la « Fastenzeit ». Pour sa part, Martin Krechting est depuis toujours un adepte de l' »Autofasten », littéralement le « jeûne de la voiture ». Passionné de mobilités douces et de vélo en particulier, il n’a aucun problème de renoncer à la voiture, cela lui fait même très plaisir. Et vous ?

 

Sophie, notre animatrice du programme « mobiklasse » vient nous parler de cette sensation bien particulière que l’on ressent quand on est dans sa « Heimat » :

Le mot « Heimat » n’est pas traduisible en français ou d’autres langues vu qu’il n’existe pas de signification commune. La « Heimat » c’est un endroit, un lieu ou bien une personne chez laquelle nous nous sentons ‘chez nous’. Il s’agit donc d’un sentiment individuel qui change d’une personne à l’autre!

 

Le début de l’année est toujours le temps des friandises : après les galettes des rois, nous avons fêté la Chandeleur. Vous n’en avez toujours pas marre des gâteaux, des crêpes et des bonbons ?Alors vous êtes probablement un « Naschkatze » comme notre assistante linguistique Tanja Reichenbach : un « Naschkatze » c’est quelqu’un qui aime les sucreries. Cette personne se laisse plus souvent tenter par des choses sucrées et on ne dit jamais non à une glace, aux petits gâteaux, aux bonbons ou au chocolat.

 

Notre DAAD-Sprachassistent Arne Hintz a toujours la tête pleine d’idées ! C’est pourquoi il vous explique le mot allemand “die Schnapsidee“.

Une “Schnapsidee“ est une idée qui a l’air géniale au début, mais qui se révèle nulle après. Ce genre d’idée s’élabore souvent, mais pas forcément, sous l’emprise de l’alcool.

 

 

Isabel Schmidt, notre chargée de communication, vous présente le mot « der Hexenschuss » : ce mot d’usage familier désigne une lombalgie. Sa traduction littérale, « coup de sorcière », indique l’origine du mot au Moyen Âge : selon la croyance populaire de l’époque, ces douleurs dans le dos sont causées par les sorcières ou par d’autres êtres surnaturels ! Un vieux synonyme est « Albschoss », faisant référence aux créatures mythiques qui causent aussi le « Albtraum » (le cauchemar).

 

 

Pour les grandes dormeuses et grands dormeurs parmi vous, notre collègue Alexia Theissen-Achille, Jeune Ambassadrice de Sarrebruck à Nantes, explique l’expression “Die Schlafmütze“ : “Die Schlafmütze“ signifie tout d’abord un bonnet de nuit. Celui-ci pourrait bien nous réchauffer pendant les nuits glaciales en ce moment. Le deuxième sens est une personne qui dort beaucoup et qui est souvent fatiguée. Ce mot me représente très bien en hiver, car le temps et le soleil qui se couche tôt me donnent envie de dormir tout le temps !

 

Martha Willmann, notre présidente par intérim, profite de la saison froide pour vous faire découvrir le mot allemand « sich einigeln ». Pour vous donner des exemples de comment utiliser et conjuguer ce verbe réfléchi, elle vous a écrit un petit texte poétique :

Qu’est-ce qu’on fait en cette saison de confinement et d’hibernation ? Se calfeutrer dans ses quatre murs ? Rentrer dans sa coquille ? Se rouler en boule ?

 

Sich einigeln
Igle ich mich jetzt ein?
Es muss sein, igelt euch brav ein!
Es kann vernünftig sein, sich einzuigeln.
Ich habe mich noch nie eingeigelt
Nein, es kommt auf die Dauer nicht in Frage, diese Einigelei ist mir widerwärtig.

 

Rabea Effelsberg, membre de l’équipe du festival Univerciné allemand, partage avec vous un mot en lien avec le cinéma : « filmreif ». Quand vous êtes témoin d’une situation spectaculaire et vous en parlez avec un.e Allemand.e, vous entendez peut-être l’expression « filmreif ». Prenons l’exemple de l’acte héroïque de Mamoudou Gassama. En 2018 ce jeune homme a sauvé un enfant de 4 ans suspendu dans le vide au 4ème étage d’un immeuble parisien. Cette action dangereuse était si impressionnante qu’elle est digne d’en faire un film. Bien évidemment l’idée derrière cette image est un film d’action à la James Bond et non pas un documentaire !

 

Notre directeur Martin Krechting vous présente le mot « Kopfkino » : en pleine préparation du prochain festival Univerciné allemand, les images des dernières éditions reviennent dans ma tête et défilent comme un film devant mes yeux. Vous connaissez le phénomène : vous êtes en train de penser à quelque chose et hop, devant vos yeux défile toute une série d’images, que ce soient des vacances, une manifestation, une personne, un endroit ou autre chose encore. La langue allemande associe toutes ces images, voilà qu’est né un film pour lequel les Allemand.e.s ont inventé le joli mot « Kopfkino ». Contrairement à un rêve, vous êtes parfaitement alerte en y assistant. Pendant le confinement et à défaut de pouvoir m’adonner à un de mes passe-temps favori, découvrir des films dans une belle salle obscure, le « Kopfkino » m’a permis très souvent de m’évader, mais rien ne remplace bien entendu le vrai rendez-vous en salle.

 

Isabel, chargée de communication au CCFA, a choisi pour vous l’adverbe « überzwerch », ou « iwwerzwerch » comme on dirait en dialecte, a son origine dans le moyen haut allemand, langue parlée au Moyen Âge, et s’utilise aujourd’hui encore dans le sud de l’Allemagne. Ce mot décrit le comportement des enfants dans une situation où ils sont turbulents et rétifs, se rebellent contre leurs parents et font ce qu’ils veulent. On y associe souvent un comportement surexcité des enfants et le désespoir des parents à bout de nerfs. Moi même, si la plupart du temps j’étais une enfant très sage, j’ai parfois été qualifiée comme « überzwerch » quand je suivais mes propres idées.

 

Notre animatrice du programme « mobiklasse.de » vous prépare au changement de saison avec son mot « die Übergangsjacke ». On met notre « Übergangsjacke » (une veste de transition) dès que les saisons sont en train de changer. Il s’agit donc d’une veste qu’on porte surtout fin d’automne juste avant le début de l’hiver. Le tissu est parfaitement dense pour ne pas avoir froid une fois que les températures baissent. Pourtant, elle n’est pas assez épaisse pour la porter en hiver. Le vêtement parfait pour la transition entre les deux saisons !

 

Arne Hintz, DAAD-Fremdsprachenassistent au CCFA, vous explique « der Ohrwurm » : un « Ohrwurm » (en français : un ver d’oreille) est une chanson ou une mélodie qui vous reste dans la tête ! On ne peut rien faire pour s’en libérer; peu importe que ce soit une chanson agréable ou désagréable.

 

 

 

Notre collègue Rabea Effelsberg vous explique le verbe « verschlimmbessern » : parfois, je suis une véritable perfectionniste. Quand j’écris des texte, je travaille et retravaille le choix des mots, la syntaxe, le contenu… Mais même après des heures, je ne suis pas tout à fait satisfaite du résultat de mes efforts.  Donc je recommence, je peaufine mon texte… Et quand j’ai enfin terminé les corrections, le résultat est moins bien qu’auparavant ! Pour décrire ce phénomène, les Allemands ont le joli mot « verschlimmbessern ». C’est la combinaison des deux verbes « verschlimmern »  (aggraver) et « verbessern » (améliorer) et exprime le fait d’empirer une chose en essayant de l’améliorer. Mais je suis sûre que même si ce mot ne se trouve pas dans les dictionnaires français, vous connaissez aussi très bien ce problème…

 

Tanja Reichenbach partage avec vous le mot « Aktendulli »: « Der Aktendulli » est un objet qui sert à relier des documents. Pour moi, cette petite bande en plastique ou en papier est indispensable. En tant que professeure de langue j’ai toujours des papiers à mettre en ordre et ainsi, « die Aktendullis » m’aident à éviter que toutes les feuilles se déchirent dans mon sac.