Portrait meiner Mutter mit Geistern – Rabea Edel
Portrait meiner Mutter mit Geistern – Rabea Edel
C.H.BECK – 385 Seiten
Le roman de Rabea Edel couvre plusieurs décennies et relie l’histoire contemporaine et les destins personnels. Au centre : trois générations de femmes qui grandissent sans père, une femme non conformiste, courageuse, émouvante, une fille qui brise le cercle du silence.
Dans les années 1980, Raisa harcèle Martha, sa mère, de questions : pourquoi n’a-t-elle pas le droit de savoir qui est son père ? Pourquoi n’y a-t-il plus de famille ? Les autres sont-ils vraiment tous morts ?
Les fantômes du passé, les fantômes de toute une génération, le traumatisme de la fuite et de la perte imprègnent tout le livre. Rabea Edel dresse le portrait d’une génération d’après-guerre qui a grandi dans l’ombre de la violence et du silence. Elle parle de la force de l’amour et de la reconquête de sa propre histoire à travers le langage. Un livre comme un kaléidoscope qui s’intéresse avant tout aux femmes et à leur capacité à se réinventer sans cesse.
Zur See – Dörte Hansen
Zur See – Dörte Hansen
Penguin -256 Seiten
Après « Altes Land » et « Mittagsstunde », on retrouve avec un grand bonheur de lecture Dörte Hansen dans son dernier roman « Zur See ». Il vient d’être traduit en français sous le titre « Quelque part en mer ».
Une petite île de la mer du Nord à une heure du continent. C’est là, dans l’un des deux villages, que vit depuis près de 300 ans la famille Sander. Hanne a élevé trois enfants, son mari a abandonné la famille et la navigation. L’aîné qui vient de perdre sa licence de marin est hanté par les fantômes de ses ancêtres baleiniers et attend la tempête du siècle. Sa fille s’occupe des marins et des veuves de la maison de retraite. Elle craint plus les flux de touristes que l’eau, car avec eux, la culture insulaire tombe dans le folklore. Le plus jeune est le premier homme de la famille à n’avoir jamais été attiré par un bateau, seulement par la plage où il ramasse des déchets flottants dont il fait des œuvres d’art.
Dans ce monde tiraillé entre tradition et modernité, chacun tente tant bien que mal de trouver sa place, jusqu’au jour où un drame vient bouleverser le fragile équilibre des Sander – et de toute la communauté.
Die Unschärfe der Welt – Iris Wolff
« Die Unschärfe der Welt » – Iris Wolff
Klett-Cotta -213 pages – 2020
Dans son roman « Die Unschärfe der Welt », la romancière de langue allemande née en Transylvanie raconte l’histoire mouvementée de quatre générations d’une famille du Banat (Transylvanie) sous et après l’ère Ceausescu. L’histoire s’ancre dans la ville de Sibiu, profondément marquée par la culture germanique, qui lui a conservé le nom de Hermannstadt.
En sept chapitres, Iris Wolff retrace le destin hors du commun de cette famille européenne. Destin déterminé par la grande Histoire, la dictature roumaine, l’effondrement du bloc de l’est. Sa langue, très poétique, sert est mise au service d’une histoire d’amour au carrefour de la grande Histoire, entre oppression et liberté, l’Est et l’Ouest.
Le livre a été traduit en français sous le titre « Le flou du monde ».


zum WØL BrauArt, CCFA Nantes



